OUISHARE FEST 15: SPEAKERS’ CORNER- Aral Balkan

From now until the OuiShare Fest, we will be publishing a weekly video post of our speakers to raise discussions that we look forward to continuing at the Fest.

This a speech at the Big Brother’s Award 2014 by Aral Balkan, a designer & social entrepreneur creating independent technologies that protect our fundamental freedoms & democracy. He works at Ind.ie to build one such alternative.

Aral Balkan is one of the speakers of the inspiring lineup of OuiShare Fest 15. In his above talk, he states:

[…] You need to build systems, companies that are sustainable; there are other ways of doing that. It needs to be free and open, the products that we make. The products that we make have to be distributed in their topology so there are no centres. De-centralised is not good enough; de-centralised means there are still centres. […] We need to go beyond that to build things where there are no centres, where every node is equal.

We are excited to discuss this alternative with Aral Balkan under one of this year’s Fest tracks: “The revolution will not be centralized“.

We are using the hashtag #OSFest15 to connect your thoughts and comments.

Join us in May, 20-22 at Cabaret Sauvage, Paris!

 

 



  • danger prudent

    Beaucoup de prise de recul sur cet article. Je partage, le collaboratif
    est une vision optimiste d’une ré-organisation des liens, il ne remet
    pas en question les dynamiques du capitalisme et ce n’est pas
    l’avènement d’un nouveau modèle. Néanmoins, les personnes qui s’y
    rattachent, l’intention et les valeurs qui en font un concept si
    attractif, et les tentatives d’instrumentalisation politique sont le signe d’une recherche de solution. Ca prépare le monde de demain. Le travail n’est pas vain. Quelle justice sociale à l’heure où le marché du travail ne sera que contrats individuels ? Voilà une bonne idée de start-up gouvernementale ! 😉
    P.S. il y a vraiment 0 contenu subversif dans uberisation.org ? Oui c’est de la littérature, mais c’est potentiellement utile pour s’approprier le concept…

    • Je suis d’accord avec vous ! C’est un concept qui a eu son utilité et qui a permis de faire maturer une réflexion importante sur le travail. Mon propos, c’est simplement que je pense qu’il est temps de passer à autre chose.

  • sarbogast

    Mais surtout, que dire de la prochaine vague qui se profile déjà, celle de l’économie 100% décentralisée que vont permettre les multiples applications du blockchain? Encore une vague? La même vague qui se prolonge?

    • Julien

      Si je peux me permettre, la problématique de l’article est plutôt sociale. La blockchain n’est qu’une solution technique. À ce titre elle permet le meilleur comme le pire. Uber peut très bien choisir d’utiliser la blockchain pour des raisons de sécurité par exemple tout en conservant son modèle ultra-cap. Si Bernard Tapie s’auto-proclame empereur sur une blockchain donnée, je ne ferai pas partie de ses sujets. Surfer n’est pas contribuer.

      En revanche, la blockchain permet de mettre en place une gouvernance plus équilibrée et plus en phase avec les objectifs de telle ou telle communauté ou entreprise, c’est-à-dire de gérer avec transparence les contributions ou salaires, de donner la possibilité aux travailleurs de décider des orientations du projet de façon plus formelle, et d’ouvrir facilement le capital à celles et ceux qui le demandent. C’est cette vague-là qui s’est dessinée en 2015.

      Personnellement, je pense que la blockchain est un outil puissant sur laquelle l’économie contributive peut s’appuyer. Toutes sortes d’expérimentations sont en cours et elles méritent d’être encouragées. Et on apprendra de nos erreurs comme on l’a toujours fait. @julienbrg

  • Jean

    Bonjour,

    L’économie collaborative (dans sa philosophie) n’est pas morte. Au contraire, elle est en train de naître.

    Le fonctionnement actuel de notre système est mis à mal, en grande partie, à cause des Intérêts Privés quelque soit leur échelle. Ceux des multinationales tout comme ceux des particuliers. Ces intérêts privés engendrent un système basé sur l’égoïsme, la compétition, la corruption… Beaucoup fonctionnent comme ça parce qu’ils ne connaissent pas autre chose. Ce système, dont nous faisons tous parti est un animal souffrant qui ne demande qu’à respirer. Et c’est ce qui va se passer parce que la solution est là et qu’elle se développe petit à petit. Plus de gens vont vouloir respirer, plus le système tout entier va respirer.

    Dans un monde ou l’intérêt privé et la corruption posent problème, la solution s’appelle l’intérêt public et l’incorruptibilité.

    L’intérêt public incorruptible à été inventé en 1983 par Richard Stallman avec la licence Copyleft. Peut être la plus grande invention du siècle dernier. Beaucoup connaissent ce genre de licence mais ne réalisent pas son importance. C’était mon cas jusqu’à peu. Il s’agit d’un terme de contrat, qui défini que la propriété intellectuelle liée à une création, quelle qu’elle soit, est publique et se doit de le rester au travers de toutes ces modifications et dérivées.

    Bien sur certains intérêts privés cherchent constamment à s’approprier ce qui est lucratif mais dans le cas d’une création sous licence copyleft, ça n’est légalement pas possible. Même avec tout l’argent du monde, comment acheter quelque chose que l’on possède déjà ?

    Grace à cette licence libre et l’arrivée des plateformes de financement participatif, on voit se développer des entreprises (associations) qui font vivre du monde et qui fonctionnent sur un modèles économiques purement collaboratifs. C’est pour l’instant en grande majorité dans le secteur du logiciel (La Blender Foundation est un très bon exemple) mais c’est en train de bourgeonner dans bien d’autres domaines.

    Croyez moi, même si il y a toujours quelqu’un pour essayer de profiter du travail des autres, il y a de plus en plus d’espace et d’opportunités pour ceux qui veulent se détacher de ce fonctionnement et participer à l’intérêt commun.

    Ce que j’ai aussi compris c’est que notre désir égoïste s’arrête la ou commence celui des autres. Notre liberté, la vrai, commence la ou commence celle des autres. Elle est liée à notre harmonie.

    C’est une vrai période de transition entre ces 2 systèmes dans laquelle nous entrons et je suis de plus en plus persuadé qu’elle se fera dans la douceur.

  • Cécile

    L’économie collaborative est morte, Vive l’économie collaborative !

  • Bonjour
    Le spectre de l’eclatement de la bulle de l’economie collaborative a été évoqué, et peut-être devrions-nous essayer d’en prévoir les conséquences… Exercice difficile s’il en est, mais il est en revanche aisé de prévoir que cela risque d’avoir un impact très négatif au vu des sommes pharaoniques qui sont levées par ces “pros de l’ubérisation”.
    Autant il est évident que le système participatif / collaboratif ou coopératif n’est pas encore représenté à sa juste valeur dans le monde de l’économie globale, autant les sommes collectées pou leur développement paraissent souvent démesurées… en rapport de la rentabilité potentielle.
    Un peu de vulgarisation et de transparence sur ce point permettrait surement de mieux anticiper le futur. Mais peut-être qu’il ne s’agit que d’un voeu pieu ?